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Agir ensemble contre l’économie criminelle et les trafics : pour une action collective !

10/02/2017

Force est de constater que la période est marquée par la défiance générale. Défiance face à l’avenir, face au politique, face à toute proposition de changement. Faut-il pour autant, face à la situation actuelle, se résigner et laisser la rue aux trafiquants ?

En tant qu’observateur attentif de l’économie criminelle, je m’y refuse. Les coups de projecteurs médiatiques sur la réalité de la vie des quartiers, et même l’initiative du Préfet de police Cadot à Barbès le mois dernier, me laissent espérer une prise de conscience collective menant à une volonté déterminée de prendre à bras le corps cette inquiétante dérive vers l’absence de la police de l’espace public, comme constaté dans tant d’endroits.

Ce n’est  un secret pour personne, les trafics, aussi divers soient-ils, sont de plus en plus présents en région parisienne mais aussi dans des petites et des grandes villes qui, chacune à leur manière, subissent d’intolérables nuisances : occupation des rues pour des commerces de cigarettes de contrebande, ventes à la sauvette de contrefaçons et d’objets recelés, intimidations récurrentes et agressions « gratuites », sans parler de prostitution rampante.

Face à cet état des lieux, des solutions existent : la mise en place de CLSPD au niveau local, de zones de sécurité prioritaire, le renforcement de forces de police présentes sur le terrain,  des poursuites pénales adaptées aux trafics, sans oublier un encouragement à la coordination européenne sur les réseaux identifiés. Comme évoqué au sein des recommandations  du forum européen pour la sécurité urbaine : « la doctrine de la police doit être fondée sur la proximité avec le public afin d’apporter des réponses aux problèmes quotidiens des citoyens au même titre que les réponses aux urgences et à la grande criminalité ». C’est assez dire que la rue a été jusqu’à présent abandonnée aux trafiquants.

Pourquoi ne pas profiter du débat politique majeur qui va avoir lieu dans les mois à venir pour enfin faire émerger les témoignages des victimes et peser sur les programmes des candidats ? Pour se faire une action collective semble être la solution afin de porter les demandes des associations que j’ai rencontrées et qui œuvrent courageusement sur le terrain : « donnez-nous une police de proximité pour rétablir la tranquillité publique ! »

Pour que cessent les « traitement différenciés » en matière de sécurité, le détournement du regard des pouvoirs publics, des media et des politiques sur un fléau majeur qui n’a pas de raison de s’arrêter, pour le retour à la tranquillité publique et un avenir tourné vers la recherche et la mise en place de solutions concrètes et pérennes, il me semble fondamental, d’agir rapidement et collectivement. C’est, selon moi, la condition du changement.

N’hésitez pas à me faire part de vos retours sur mon blog ou via mon fil Twitter.

A très bientôt !

 

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