Tribune
tribune

Présidentielles : quid de NOTRE sécurité ?

11/04/2017

Dans mon dernier livre « Petits trafics et grandes dérives » qui vient de paraître chez First Edition, je donne une description inquiétante de ce qui me paraît être le plus grand danger des années à venir : la disparition de la police de la voie publique. Vous n’y avez peut-être pas fait attention, mais on n’y voit plus de policiers assurer la tranquillité publique. Des voitures passent dans la rue, sirènes hurlantes sans jamais s’arrêter. Parfois des CRS surarmés descendent de vieilles camionnettes pour être agressés par des hordes hostiles, sans sanction. Dans de nombreux endroits, des quartiers entiers sont abandonnés aux trafiquants.

Ce phénomène a pris naissance dans les banlieues dont les forces de l’ordre ont dû partir pour acheter la paix sociale. Dans ce vide, où la norme de la République n’avait plus sa place, s’est mise en place une économie criminelle faite de tous les trafics. Drogue, cigarettes, téléphones volés, alimentation venant de la diaspora, que sais-je ? Longtemps on a fermé les yeux en croyant le mal circonscrit. Erreur. Il s’est répandu comme je le montre dans mon étude. La France est en train de passer insensiblement de zones de non-droit à un état de non-droit généralisé.

L’absence de suites pénales aux procédures de police en est la cause la plus visible. Nous vivons dans un pays où les contraventions et les petits délits, sauf pour le contentieux routier, ne sont plus poursuivis. Cela se double de l’incapacité des acteurs de terrain à travailler en partenariat pour « fabriquer » de la sécurité. Certains maires sont trop contents de rejeter la faute sur l’Etat. Les animateurs et grands frères sont trop heureux de ce chaos. L’économie criminelle est en train de devenir la vitrine de la France. Les étrangers qui débarquent Gare du Nord le savent bien.

Face à cela, je pensais naïvement que les candidats à la présidentielle allaient se saisir du sujet et promettre à tous les Français le retour d’une vraie sécurité dans les rues de nos villes. Vain espoir. Ils parlent tous d’encore plus d’Etat, de lutte anti terroriste par un état d’urgence qui n’en finit pas. Mais vos préoccupations quotidiennes d’avoir à passer entre les dealers et les revendeurs, de supporter les incivilités et les gens qui ne paient pas leur ticket de métro, ils ignorent. Nous ne sommes pas au bout de l’achat de la paix sociale ni de l’économie criminelle qui devient une vraie alternative. Il y a urgence à agir !

Fort heureusement, la « rue » commence à se rebeller, à manifester son désaccord avec des décideurs qui détournent le regard. Convaincu qu’en agissant ensemble nous ferons enfin bouger les lignes avant qu’il ne soit trop tard je vous attends sur mon blog economie-criminelle.fr, pour enfin dire #STOPTRAFICS.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*