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Trafics et insécurité : les femmes se mobilisent… et les politiques récupèrent!

29/05/2017

Lancée vendredi dernier, une pétition soutenue par les associations parisiennes Demain la Chapelle et SOS la Chapelle (lien ci-dessous, signez sans hésiter) a obtenu un retentissement médiatique sans précédent. Il faut dire que le titre y est pour beaucoup : « Les femmes, espèce en voie de disparition au coeur de Paris ». Sont mises en lumières toutes ces femmes du quartier Pajol de Paris (10e et 18e) qui ne peuvent plus sortir de chez elles sans se faire insulter, accoster ou agresser par des trafiquants en tous genres (êtres humains, drogues, cigarettes, vente à la sauvette, faux documents…) qui occupent et préemptent la voie publique.

Les politiques, n’ont pas été longs à s’emparer de cette thématique. Valérie Pécresse s’est précipitée, les extrêmes gauches ont parlé de « féminisme facho contre les immigrés », ce que certains journaux ont suivi un instant avant de revenir en arrière, les Femen ont suivi le pas, la mairie d’arrondissement s’est émue mais où est la Maire de Paris à cet instant crucial ? Tout le microcosme médiatico-politique s’agite, mais aucune action n’est finalement entreprise.

Derrière ce succès justifié de la pétition se trouvent deux questions clés que je ne cesse de poser.

Premièrement : pourquoi a-t-on laissé depuis des années se dégrader la voie publique dans toute la France sans agir contre les trafiquants et autres occupants illicites de l’espace public ? Pour acheter la paix sociale ? Voilà où en est ! Un pays en train de devenir une zone de non-droit généralisée ! La solution ? Faire comme à New York en 1995 : appliquer partout la théorie de la vitre cassée : assurer la tranquillité de la rue en commençant par les petites infractions qui, sans sanctions, mènent à la perte de tous les repères. Je le dis dans mon livre « Petits trafics, grandes dérives ». Les solutions existent.

Deuxièmement : pourquoi, partout, ce sont les femmes qui bougent et non les hommes? On le voit dans les immeubles, à Saint-Denis, Aubervilliers, Lyon, Marseille… Là aussi, la réponse est simple : c’est parce que les femmes sont toujours les premières victimes de cet état d’anarchie. Elles ont, plus que les hommes, besoin d’un ordre public imposé par l’autorité. Elles veulent de la police pour protéger leurs enfants et pouvoir sortir sans crainte. Bref, les femmes sont sources de droit. Les femmes qui réclament de la police et la fin des trafics sont des héroïnes de la civilisation et non des fascistes. Il faut souhaiter la violence ou la dictature pour avancer le contraire.

Tant qu’on ne comprendra pas ces deux points, on verra des politiques de tout bord surfer sur la vague du populisme. De la police, de la justice, des sanctions, pas de sensationnalisme ! Est-ce si dur à comprendre ? Témoignez sur mon blog ! Il vous est ouvert. C’est tous ensemble que nous gagnerons la bataille de la tranquillité publique, pour l’instant perdue. Ensemble mobilisons-nous pour dire enfin #STOPTRAFICS.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-les-femmes-esp%C3%A8ce-en-voie-de-disparition-au-coeur-de-paris

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