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Levée de bouclier des femmes de Pajol : une polémique symptomatique.

08/06/2017

Vous avez suivi sur ce blog la grogne des femmes du quartier Pajol à Paris. De cette levée de bouclier on retient que désormais toute la partie nord de la capitale est rongée par des trafics : humains, avec les immigrés et la prostitution, commerciaux avec la revente de recels, de drogue, de cigarettes, de produits contrefaits… Quand le projecteur est placé sur la dégradation progressive des quartiers, on en nettoie un, mais ce que l’on sait moins, c’est que cent mètres plus loin les mêmes trafiquants de commerces illicites continuent leurs activités et attendent de retrouver « leur » trottoir. La semaine dernière j’étais encore sur le terrain avec BFMTV. La Chapelle, sous le feu de l’actualité, bénéficiait subitement d’une présence policière renforcée et présentait un visage apaisé alors que Barbès, à une seule station de métro, était en pleine effervescence de trafics. Il y avait quelques policiers, trois tout au plus…. En train de bavarder dans les couloirs du métro !

Tout cela n’est pas sérieux : on déplace temporairement des problèmes qu’on est incapable de régler parce qu’on ne s’en donne pas les moyens ! Mais il y a bien pire, la situation arrange certains avocats du pire, des sensationnalistes qui ont besoin du plus grand désordre pour exister. Et ce clan est important, il a pignon sur rue, fait la morale, condamne, juge en toute subjectivité. J’ai été scandalisé par les attaques dans la presse et sur Twitter contre la pétition des femmes de Pajol soutenues par les associations du quartier : comment peut-on leur dire qu’il faut qu’elles baissent les yeux ? Qu’elles restent chez elles ? Qu’elles sont des crypto-fachos ? Des favorisées qui s’en prennent aux immigrés ? Qu’il suffit d’élargir les trottoirs ? J’ai souhaité faire entendre ma voix sur les réseaux sociaux mais nous ne sommes pas encore assez nombreux pour être audibles.

J’en appelle donc à tous sur Twitter, sur mon Blog mobilisons-nous pour dire #STOPTRAFICS.

Pajol, Montpellier, Marseille, des dizaines de quartiers, toute la France sera bientôt concernée par la prolifération des trafics. Oui, la pauvreté et la détresse sociale existent, Non, cela ne justifie en rien la délinquance, les trafics, les désordres de rue, avec tous les problèmes associés.  Il faut lutter contre ces deux fléaux à la fois selon deux axes interdépendants : le premier : réduire, gérer, avec l’aide des collectivités et de l’Etat, l’aspect social de la situation,  le second : ne plus autoriser que des quartiers entiers sortent de la loi républicaine et s’étendent sans fin.

Les avocats du pire ont un seul but : détruire l’Etat pour imposer le leur, totalitariste. Et cela passe par l’encouragement indirect à la délinquance et aux trafics en les excusant : on ne peut l’accepter !

Faisons entendre nos voix, mon blog attend vos témoignages, vos réactions, vos avis !

Un commentaire

  • Nathalie says:

    Merci pour cette analyse tout à fait pertinente.
    Nous sommes non seulement harcelées mais en plus stigmatisées : la double peine en somme !
    Nous ne demandons qu’une seule chose, que la loi soit respectée.Nous sommes à Paris en 2017 et les femmes ne peuvent plus circuler sereinement dans certains quartiers.

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