Contrefaçon de produits de beauté dans l’UE

30/04/2015

Rapport d’une étude pilote de l’Office de l’Harmonisation du Marché Intérieur.

Rapport d’une étude pilote de l’Office de l’Harmonisation du Marché Intérieur, sur le coût économique de la contrefaçon dans le secteur des produits de beauté et des soins personnel en Europe.

L’Office de l’Harmonisation du Marché Intérieur, agence de l’Union européenne chargée de l’enregistrement des marques et dessins industriels, a mis au point une approche progressive pour évaluer l’incidence négative de la contrefaçon et ses conséquences pour les entreprises « légitimes », les gouvernements et les consommateurs ; exercice difficile car le phénomène n’est, par nature, pas visible.

Première étude sectorielle sur le sujet, elle évalue à 4,7 milliards d’euros les pertes de recettes chaque année en raison de la présence sur le marché de l’UE de produits de beauté contrefaits (parfums, produits de beauté et maquillage) et d’autres produits de soins personnels de contrefaçon ( crèmes de protection solaire, shampooings, dentifrices, produits de rasage et déodorants), ce qui correspond à 7,8 % des ventes du secteur. Cela se traduit par une perte de près de 50 000 emplois.

Si l’on inclut les coûts indirects, et notamment les coûts pour les industries connexes, la contrefaçon dans ce secteur représente environ 9,5 milliards d’euros de pertes de ventes pour l’industrie, ce qui se traduit à son tour par une perte de près de 80 000 emplois et d’1,7 milliard d’euros de recettes publiques.

La France est le principal fabricant de cosmétiques de l’UE, et représente à elle seule un tiers de la production totale. Elle est le deuxième pays le plus frappé par la contrefaçon. L’Hexagone perd ainsi annuellement 802 millions d’euros, soit 7,6% du chiffre d’affaires de son industrie des produits de beauté.

Télécharger le rapport complet >