Témoignage de Françoise G. , habitante de St Denis

14/04/2017

Bonjour,

Je m’appelle Françoise, j’ai 67 ans et habite Saint Denis depuis plus de 20 ans.

Mon constat est clair, il est impossible de vivre sereinement dans cette ville dépotoir qui se caractérise désormais par ses incivilités, sa délinquance, sa crasse, ses trafics en tous genres…. A St Denis c’est bien simple, tout est permis ! Au moment de la coupe d’Europe de Foot on a vu un peu plus de policiers, mais depuis ils sont repartis !

Aujourd’hui c’est l’impunité totale pour les vendeurs à la sauvette, les trafiquants, les Roms et tous ceux qui occupent la commune illégalement. Quelle logique trouver quand on voit ces hors la loi s’enrichir et quand parallèlement on paye ses impôts sur une retraite aujourd’hui devenue le minimum pour vivre et ne bénéficier finalement d’aucun service ? Je ne parle pas de la situation des personnes fragiles, handicapées ou âgées qui sont tout bonnement exclues de St Denis. Face à ces constats j’ai fait le choix de travailler à mi-temps pour pouvoir fuir, dès que possible.

Je suis lassée de ne pouvoir m’installer tranquillement en terrasse, de ne pouvoir sortir mon sac à main sans avoir peur de me le faire arracher, de ne pas avoir accès aux médecins à domicile qui ne s’aventurent même plus chez nous, de craindre de rentrer tard chez moi sous peine d’être agressée. Je ne vais même plus au supermarché près de chez moi qui est dans un état déplorable et entouré de trafiquants.

C’est pourquoi, je tente de mobiliser à mon niveau. J’ai écrit au maire pour lui faire part de mon état d’esprit mais j’ai aussi décidé d’agir au travers d’une brocante sauvage dont la presse s’est faite écho notamment  grâce au soutien d’Hervé Pierre. A cette occasion, nous avons pu « occuper le terrain » pour une fois et, même si nous avons dû, nous, aller au commissariat, nous étions nombreux et notre voix s’est faite entendre. Je compte bien étendre ce mouvement car je suis sûre que seuls les habitants pourront changer cette ville qui, aujourd’hui, dépérit de jour en jour. Pour supporter St Denis, je pense qu’il faut y être né, et encore, quand vous y regardez de plus près tous ceux qui le peuvent sont déjà partis !